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top news photography Syrie: la vie renaît à Alep

Début novembre, l’Echo Magazine rendait visite à frère Ibrahim, le franciscain qui s’efforce de donner un toit et du travail aux derniers chrétiens d’Alep, la ville martyre de la guerre en Syrie. Au milieu des ruines, la vie reprend. Mais l’aide est plus nécessaire que jamais. Pour en savoir plus...
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Articles 2017 - Edito
Mercredi, 13 Septembre 2017 00:00
 

Edito: parfois, faut y aller

patrice6

Le financement des retraites, c’est comme le dentiste. On n’y échappe pas, mais on préfère renvoyer la visite en se disant que demain, ça ira mieux. Voilà qui peut expliquer la relative indifférence dans laquelle se déroule le débat autour du «paquet» sur lequel on votera le 24 septembre.

A lire les arguments des uns et des autres, de grandes souffrances nous attendent: si rien n’est fait, l’AVS s’enfoncera bientôt dans les chiffres rouges. La génération du baby-boom vieillit: en 2035, la Suisse comptera un million de retraités de plus qu’en 2015. Et les caisses de pension peinent à verser les rentes promises. Donc il faut agir. «Mais surtout pas avec les remèdes proposés, qui sont pires que le mal!», s’écrient les opposants, en particulier à droite.

Ah bon? Un très gros travail d’information a été fait par les médias, y compris dans l’Echo Magazine. Je ne suis pas sûr que tout ait été lu et compris, tant la matière est complexe. Mais la tonalité de ces analyses est claire: tout le monde sera touché. Le Parlement a voté un compromis qui veut faire passer des mesures douloureuses (la retraite à 65 ans pour les femmes, la baisse des rentes pour tous) en offrant des mesures compensatoires, en particulier une petite hausse de l’AVS pour les futurs retraités et pour les couples.

Pouvait-on faire mieux? J’en doute fort. La droite libérale (les radicaux et l’UDC) voudrait y aller à la hache: surtout pas augmenter l’AVS, mais imposer la retraite à 67 ans pour tous. A la gauche de la gauche, on se tortille: oui à l’égalité hommes-femmes, mais égalisons d’abord les salaires... Des mots creux, juste pour montrer que cette gauche-là existe, mais sans alternative crédible.

 


Dans les faits, aucun "plan B" digne de ce nom n'est sur la table.


Dans les faits, aucun « plan B » digne de ce nom n’est sur la table. Toutes les réformes proposées depuis plus de 20 ans ont échoué et on ne voit pas ce qui, demain, pourrait rallier une majorité du peuple et des cantons. Avec le risque que des mesures soient prises dans l’urgence, quand les comptes auront pris feu.

Le financement des retraites, c’est comme le dentiste: parfois, il faut y aller. Et accepter d’avoir un peu mal pour éviter des dégâts bien plus douloureux par la suite. En se disant que tout n’est pas parfait dans le traitement proposé, mais qu’il faudra de toute façon y retourner très vite.

Il y a une autre raison de faire bouger les choses: que les anciens, dont je fais partie, acceptent de se serrer un peu la ceinture pour que les jeunes n’aient pas un boulet à tirer avant même de commencer à payer leur AVS. C’est la direction à donner.

Mise à jour le Mercredi, 13 Septembre 2017 13:14
 

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